Droits De La Francophonie
- penchelipreval25

- 9 déc. 2022
- 7 min de lecture
Avez-vous déjà compris la philosophie de la francophonie? Si l'on trouve aujourd'hui dans certaines societés du monde une cohésion qui s'organise, c'est juste à cause de notre diversité de langue, de culture, de coutume, de tradition et de peuple.
En effet, la francophonie regroupe des pays ayant la langue française en partage. La langue française est le plus grand trait d'identité culturelle par excellence. Obéissant à ce vieux dicton de Montesquieu; "tant qu'un peuple vaincu n'a pas perdu sa langue, il peut toujour esperer." La France, le symbole de la grande démocratie, en plaçant Ramayade, une femme noire comme secrétaire d'état aux droits de l'homme optée pour l'inclusion sociale. En agissant ainsi, elle nous a prouvé que nous devions aller vers la mondialité politique.
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) compte 88 états et gouvernements 54 membres, 7 associés et 27 observateurs. Solidarité, diversité, partage d’expériences, engagement, concertation sont les valeurs ajoutées qui guident son action.
Par contre, en 1945, à l'occasion de la fondation de l'ONU, Roussan Camille, voulant mettre la France face à ses responsabilités, a écrit cet article en ces mots à la France, considérée comme le symbole de la démocratrie pluraliste, << oubliera-t-elle dans les colonies et territoires dépendants qu'il y a des êtres qui sont des hommes aussi , qu'il y a des peuples qui autrefois furent des nations et le désirent de le redevenir?
Oublierat-elle qu'aujourd'hui où tant de choses sont à refaire, plus que jamais sa mission dans le monde est plus que jamais révolutionnaire. Le moment est-il venu enfin? Ce moment est celui de la fraternité réèlle.>>
Objectifs
L'OIF a deux grands facteurs comme objectifs principaux
1- Promouvoir l'usage de la langue et de la culture française
Promouvoir la langue française dans son évolution, sa diversité culturelle et linguistique, et valoriser les différentes cultures qui s’expriment sur l’ensemble des territoires de la Francophonie.
À travers ses actions, l’OIF accorde la priorité aux jeunes et aux femmes. Chaque jour, la Francophonie se mobilise pour créer les conditions favorables à l’entreprenariat des jeunes et des femmes, à l’accès à l’éducation pour toutes et tous ainsi qu’à l’innovation grâce aux outils numériques. La mobilité et le renforcement des capacités, l’égalité entre les femmes et les hommes sont privilégiés.
Pour atteindre les Objectifs d’éducation des filles et d’insertion des jeunes, la Francophonie fait de l’éducation sa priorité.
2- Promouvoir un developpement durable pour les pays francophones.
L’OIF soutient les pays francophones les plus défavorisés dans leurs efforts de croissance économique et de maîtrise de leurs ressources naturelles.
L’OIF travaille pour la paix et pour la démocratie, elle contribue à une vie politique apaisée, au renforcement des institutions de l’État de droit et au respect des droits de l’Homme, en collaboration avec la communauté internationale.
En toute logique, la francophonie, n'est pas une messe diplomatique. Bon gré, mal gré, elle tient sa place dans ce monde unipolaire et inégalitaire. De l'avis de Blaise Comparoe, chef d'état Sénégalais et symbole de la solidarité qui unit les pays francophones dépuis 1970. Il constituait une véritable force pour les pays francophones du continent africain. Plus loin, il a révélé par ailleurs, que les inégalités renforcées par une mondialisation débridée, creusant un fossé de plus en plus grand entre les riches et les pauvres.
Sommet clé
En l'an 2006, à Bucarest, les 28 et 29 Septembre a eu lieu le XIe Sommet de la Francophonie.
Quel était le but de ce Sommet?
Ce sommet préconisa l'Européanisation de la Francophonie. L'enjeu est de taille sur 23 millions Roumains auquels 8 millions étaient français.
Déclaration De Bucarest
Préambule 1. Nous, Chefs d'État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, nous sommes réunis les 28 et 29 septembre 2006 pour le XIe Sommet de la Francophonie à Bucarest, en Roumanie ;
2. Convaincus que l’éducation, socle du développement durable, constitue un droit fondamental et qu’elle doit viser le plein épanouissement individuel, favorisant ainsi la compréhension et la tolérance entre les nations ; Déterminés à renforcer notre action pour atteindre les Objectifs du millénaire et particulièrement soucieux de poursuivre la mise en œuvre des résolutions du Forum mondial sur l’éducation de Dakar (2000) et de la Déclaration sur l’éducation pour tous de Jomtien (1990) ; Réitérant nos engagements, pris à Ouagadougou en novembre 2004, de permettre l’accès pour tous à un enseignement primaire obligatoire gratuit et de qualité, et faire de nos efforts en matière d’enseignement, de formation et de recherche une passerelle vers l’emploi et un moyen d’autonomisation des femmes ; Nous avons décidé de consacrer ce XIe Sommet à l’éducation.
3. Constatant les retards pris dans la réalisation des Engagements de Dakar et des Objectifs du millénaire, que plusieurs États francophones ne pourront pas atteindre dans les conditions actuelles ; Inquiets que, dans les pays francophones du Sud, en dépit des progrès réalisés, deux enfants sur cinq ― en majorité des filles―, n’accèdent pas à l’école, victimes de la pauvreté, du travail précoce, de l’exploitation sous toutes ses formes et de l’enrôlement forcé dans les conflits armés ; Extrêmement préoccupés de savoir que, dans ces pays, deux enfants scolarisés sur cinq n’achèvent pas leurs études primaires et que sept adultes sur dix ne sont pas alphabétisés ;
4. Conscients, d’autre part, que la qualité des systèmes éducatifs est une condition du développement durable et que les carences existantes constituent des freins, notamment à la lutte contre la pauvreté dans les pays francophones ;
5. Renouvelant notre appel à la communauté internationale à accroître la part consacrée à l’éducation dans les financements du développement, tant bilatéraux que multilatéraux, afin de permettre l’accès pour tous à un enseignement primaire obligatoire, gratuit et de qualité ;
6. Conscients que les technologies de l’information et de la communication favorisent l’élargissement du savoir humain et le partage de connaissances, et reconnaissant le potentiel énorme qu’elles présentent ― comme stipulé dans l’article 11 de l’Engagement du Sommet mondial sur la société de l’information de Tunis (novembre 2005) ― pour élargir l’accès à un enseignement de qualité, favoriser l’alphabétisation et l’éducation primaire universelle, ouvrant ainsi la voie à l’édification d’une société de l’information et d’une économie du savoir vraiment inclusives et qui respecte la diversité culturelle et linguistique ;
7. Constatant que les pays francophones en développement sont les plus touchés par la fracture numérique et les moins en mesure d’exploiter efficacement les potentialités de la société de l’information, et qu’un accès insuffisant aux technologies de l’information menace d’exacerber toutes les autres disparités et aggrave leur marginalisation ;
8. Persuadés que l’éducation est tout d’abord la transmission d’un savoir du maître à l’élève et l’acquisition de compétences, et convaincus que le développement de l’enseignement dans nos pays passe par l’engagement et la formation des femmes et des hommes qui se consacrent à cette noble mission ;
9. Soucieux d’améliorer la qualité de l’enseignement par la modernisation des systèmes éducatifs et des méthodes pédagogiques ainsi que par la diversification des moyens utilisés, en tenant compte de l’évolution technologique et des impératifs de la société de l’information ; Nous avons choisi comme thème spécifique de notre XIe Conférence : « Technologies de l’information dans l’éducation ».
10. Nous sommes en effet convaincus que les technologies de l’information et de la communication, sans se substituer au rôle fondamental de l’enseignant, peuvent constituer un outil important pour la réalisation de nos objectifs. Nous voulons contribuer ainsi à réduire la fracture numérique qui sépare les pays du Nord et du Sud afin de favoriser l’émergence et le développement d’une société de l’information inclusive.
11. Résolus à assurer le droit à l’éducation à nos populations et la liberté de rechercher, de recevoir et de diffuser les informations et les idées, en conformité avec les articles 19 et 26 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, l’article 19 du Pacte relatif aux droits civils et politiques, et l’article 13 du Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels;
12. Déterminés à agir pour la création d’une société du savoir ; Nous nous engageons à :
13. Donner à l’éducation une position prioritaire dans nos programmes de gouvernement, en lui consacrant les ressources budgétaires adéquates, équitablement réparties entre les enseignements primaire, secondaire, supérieur et la formation professionnelle et technique, en allouant les ressources nécessaires pour la gestion, le suivi et l’évaluation des systèmes éducatifs ;
14. Considérer l’éducation comme une activité porteuse d’identité, de valeurs et de sens. Le droit à une éducation et à une formation de qualité est un droit imprescriptible de tout être humain. En conséquence, l’éducation et la formation ne peuvent être principalement objets de commerce et méritent une approche plus globale, fondée sur la dignité et l’émancipation humaines ainsi que sur le respect des identités culturelles ;
15. Réserver à la puissance publique la responsabilité de la politique d’éducation, tout en permettant, dans les conditions déterminées par elle, le partenariat avec le secteur privé, notamment dans le domaine de la formation technique et professionnelle ;
16. Encourager la formation d’un nombre suffisant d’enseignants et veiller à leur juste rémunération ;
17. Favoriser une coopération régionale pour la formation des enseignants, en combinant la formation initiale sur place et une meilleure formation à distance ;
18. Renforcer, au besoin avec l’aide de l’OIF, de l’AUF, de l’Université Senghor et de la Confémen, les capacités des services publics de l’éducation dans la planification et la gestion scolaire, l’identification des besoins de formation, l’harmonisation des niveaux pédagogiques et la présentation de projets structurés aux bailleurs de fonds ;
19. Soutenir les instances ou collectivités locales dans la mise en œuvre des politiques scolaires, en les dotant de moyens correspondant aux compétences qui leur sont transférées dans le cadre des processus de décentralisation ;
20. Développer le partenariat entre États et gouvernements francophones pour garantir à toutes les filles et à tous les garçons une scolarité primaire, complète gratuite et obligatoire. À cette fin et dans le cadre de l’initiative « Éducation pour tous », nous appuierons les États qui choisissent d’investir dans les ressources humaines et qui consacrent une part adéquate de leur budget national à Déclaration de Bucarest XI e Sommet de la Francophonie Service des conférences internationales de l’OIF – Division Instances 3 l’éducation. Avec les opérateurs, nous les aiderons à élaborer de solides plans nationaux d’éducation, à poursuivre des stratégies d’éducation durables et à trouver les ressources extérieures nécessaires pour atteindre ces objectifs du millénaire ;
21. Mener une action concentrée et concertée de tous nos membres pour établir les meilleurs moyens, formels et informels, qui vont permettre l’éradication de l’analphabétisme à tous les niveaux sociaux ; etc...
Dans l’esprit de la réforme adoptée à Antananarivo, nous appelons l’OIF, les opérateurs et tous les acteurs de la Francophonie à relever ensemble les défis de l’éducation, notamment à l’aide des technologies de l’information et de la communication: nous devons aussi opter pour une politique basée sur la transition démocratique, écologique,éducative et l'egalite des sexes.
Nous devons mener des actions s'appuyant totalement lsur le principe du droit des peuples et des nations à disposer d'eux-mêmes tel qu'il est défini dans la charte des Nations-unies et prendre en considération les résolutions des Nations-unies sur le droit des peuples et des nations à disposer d'eux-mêmes, des conditions favorisant la souveraineté nationale et l'autodétermination.
Rappel sur le principe de Bandung concernant la guerre russo-ukraine
Le communiqué publié à l'issue de la conference du 25 Avril 1955 à Bandung (indonesie) se termina par l'énoncé des dix principes de la coexistence.
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